X comme Polytechnique et DENFERT-ROCHEREAU Pierre Philippe Aristide

Défendre Belfort comme un lion

Comme pour hier avec le W, je n’ai pas trouvé de soldats dont le patronyme commence par X dans le Mémorial des soldats des Deux-Sèvres morts pendant la guerre de 1870-1871. C’est l’occasion d’abandonner pour un jour les victimes de la guerre de 1870 et d’évoquer un survivant glorieux, le colonel DENFERT-ROCHEREAU. Il a entamé sa formation de militaire à Polytechnique (école surnommée X, d’où la lettre du jour). Il est le plus célèbre des combattants des Deux-Sèvres grâce à une place bien connue de la capitale qui porte son nom. Pierre Philippe Aristide DENFERT-ROCHEREAU est né à Saint-Maixent le 11 janvier 1823, fils de René Clovis DENFERT-ROCHEREAU, percepteur des contributions et de Marie Constance de la NOUE. Son arbre d’ascendance montre une généalogie totalement protestante couvrant une vaste zone englobant le Poitou et les Charentes.

Ses études (école polytechnique de 1842 à 1845 puis école d’application de l’artillerie et du génie) le destinent à une carrière militaire. Il passe sans doute devant le conseil de révision à Paris en 1843 puisqu’il n’apparait pas sur les listes de Saint-Maixent.  En 1847, il est nommé lieutenant au 2e régiment du génie. Il participe à l’expédition de Rome en 1849. En 1852, il épouse à Montbéliard Pauline SURLEAU-GOGUEL. Ils ont 2 enfants, Marie Pauline en 1853 et Aristide en 1854, tous les deux nés à Montbéliard. DENFERT-ROCHEREAU prend part ensuite à la guerre de Crimée en 1855 et à l’occupation coloniale en Algérie de 1860 à 1864.

Siège de Belfort (source Canopé)

En 1870, il est nommé avec le grade de colonel gouverneur de la place de Belfort où il va se couvrir de gloire pendant la guerre de 1870. Avec sa garnison de 15 000 hommes et la population, ils tiennent tête avec panache au siège des troupes allemandes bien supérieures en nombre pendant 103 jours. Leur résistance commencée le 3 novembre 1870 dure même au-delà de l’armistice puisqu’il n’accepte de quitter invaincu Belfort que le 18 février 1871. Il sauve ainsi l’honneur de la France humiliée durant ce conflit et permet à la ville de Belfort de ne pas être annexée par l’Allemagne.

Statue de Denfert-Rochereau à Saint-Maixent

Le siège de Belfort a coûté la vie à au moins un soldat des Deux-Sèvres, Louis Marie COULONNIER de Châtillon-sur-Sèvre. Après la guerre, DENFERT-ROCHEREAU est élevé le 18 avril 1871 au grade de commandeur de la Légion d’honneur. Il a pris ses distances avec l’Empire et s’est fait élire député en Charente-Inférieure en 1871 puis à Paris en 1876 et 1877. Il meurt à Versailles le 11 mai 1878 et il est inhumé avec son épouse dans le cimetière de Montbéliard. Quelques jours après sa mort, sa ville natale de Saint-Maixent rend hommage à l’enfant du pays. Un artiste local, Baptiste BAUJAULT, réalise une sculpture en bronze installée place du Champ de foire. À la base du socle imposant, on retrouve le lion de Belfort, symbole de la ville devenu le surnom de son combattif défenseur en chef.

2 commentaires sur “X comme Polytechnique et DENFERT-ROCHEREAU Pierre Philippe Aristide

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  1. Bonjour,

    Effectivement, je pensais que c’était un nom composé de 2 boulevards ( ex BARBES-ROCHECHOUART, REAUMUR-SEBASTOPOL, etc…). Un survivant, dans toutes ces listes de morts  » pour la FRANCE », çà fait plaisir.
    En tout cas, merci pour vos recherches.

    Aimé par 1 personne

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