Ancêtres vignerons dans l’arbre de Raymond : Jacques BIDAULT, Jérôme RABIT (1649 -1719)
Ancêtre vigneron dans l’arbre de Sylvie : Léon ANGEVIN

Nantes, musée d’arts
VIGNERON : Celui qui s’entend & s’occupe de la culture de la vigne. La terre qui convient mieux aux vignes pour avoir de bon vin, est une terre pierreuse ou à petit cailloutage, située sur un coteau exposé au midi ou au levant. Il est vrai que la vigne n’y dure pas si longtemps que dans une terre un peu forte, & qui a plus de corps. Les terres grasses & humides ne sont point propres pour la vigne, le vin qui y croît n’est pas excellent, quelles que soient les années chaudes & hâtives qui puissent survenir.
Encyclopédie de Diderot
Mon vigneron s’appelle Jérôme RABIT (sosa 736). Il est le fils de René RABIT, probablement vigneron, et de Suzanne GUILLONEAU, frère d’Ambroise et de Vincent RABIT, eux aussi vignerons, beau-frère de Pierre DROUITEAU, lui aussi vigneron, père de 4 garçons dont 3 au moins seront vignerons. Il est vrai que tous vivent à Thouars et ses alentours, un terroir où les vignes produisent d’excellents vins encore aujourd’hui.
Jérôme RABIT est né en 1649 à Thouars (paroisse Saint-Médard), où il passe son enfance. Il épouse Renée ROUSSEAU. Le couple s’installe à Sainte-Radegonde-des-Pommiers mais Renée décède peu après. Jérôme se remarie en 1679 avec Jacquette DROUITEAU qui lui donne 7 enfants qui tous deviendront adultes. Il vit et exerce son métier de vigneron au village de Belleville dépendant de Thouars, puis au hameau de Soussais sur la paroisse de Sainte-Verge à partir de 1700 et c’est là qu’il s’éteint en 1719, neuf ans après sa femme.
La terre du Thouarsais à la géologie particulière est sans doute pierreuse et bien orientée comme le recommande l’Encyclopédie, elle est en tout cas favorable à la culture de la vigne qui est attestée au Moyen-Âge et sans doute bien avant. Jérôme RABIT y besogne au rythme des saisons : taille des ceps, travail du sol et bien sûr vendanges comme sur le tableau d’Édouard DEBAT-PONSAN. L’œuvre, de facture très réaliste, presque photographique, date du XIXe siècle. Elle décrit une période bien postérieure mais cela ne se remarque guère car le progrès technique n’y apparait pas. Le peintre préfère idéaliser le dur labeur manuel avec la pose très noble de la jeune femme au premier plan. Je ne suis pas sûr que mon ancêtre thouarsais ait eu autant d’allure, ni qu’il bénéficiât d’un cheval et d’une charrette pour transporter ses raisins. Par contre, ce qui est sans doute vrai, c’est que toute la famille était mise à contribution pour les vendanges avec la même répartition des tâches, récolte du raisin par les femmes et les enfants, transport par les hommes. C’est ainsi que Jérôme RABIT a appris son métier de vigneron et c’est ainsi qu’il l’a transmis à ses enfants.
PS J’ai déjà raconté mon autre ancêtre vigneron Jacques BIDAULT dans l’article « Hips » publié lors de mon premier ChallengeAZ il y a 10 ans. À cette époque, je n’avais pas encore découvert ma branche (de vigne) thouarsaise.


Cette oeuvre est incroyable, on dirait presque une photo, je suis impressionnée !
J’aimeAimé par 1 personne
La vigne ! le vin ! les vignerons ! quel sujet gouleyant !
Comme va la caravane de la vie
Saisis l’instant éphémère qui soudain te ravit
Pourquoi irais tu pleurer sur ce qui peut advenir ?
Fais-toi servir du vin avant que parte la nuit ! ( André Velter)
Mes sosas 2048 2050 4102 Jean Guitton ou Guiton, Pierre Berthonneau , François Richier sont cités dans l’état de vigneron dans des actes rédigés chez des notaires à Saint-Loup sur Thouet avant 1680 , contrat de mariage, vente d’une vigne, partage. J’aurais bien aimé découvrir leur vin .
Il ressemblait peut être au vin voisin produit à Mirebeau? Ce vin qui semble avoir largement coulé dans les auberges du Poitou à l’époque.
J’aimeAimé par 1 personne