
Ancêtres sabotiers dans l’arbre de Sylvie : Pierre COSSET, Jacques DIEUMEGARD, Jacques et Pierre GENTY, Jean MARTINEAU, Jean MILLET, Jean MORISSET, Jean PICORON, Louis RIVET, Pierre ROY.
Ancêtres sabotiers dans l’arbre de Raymond : Laurent BAUDU, Louis et Louis-Jean BENETREAU, Pierre BOCHE, André et Louis BONNIN, Eustache GERMON, Jacques GRELLIER, Jean et Pierre-François MONNEAU, Jean NUEIL, Mathurin USSAULT, Hilaire VEILLON.
SABOTIER : ouvrier qui fait des sabots. Ce travail se fait ou dans la forêt ou aux environs. La maîtrise des eaux & forêts veut que le sabotier se tienne à demi-lieue de la forêt.
Encyclopédie de DIDEROT

L’encyclopédie de Diderot donne une définition très succincte du métier de sabotier. Je ne pense pas que mes ancêtres travaillaient dans la forêt mais plutôt à l’intérieur, dans un atelier, une pièce réservée, ou dans leur maison.
Le travail de sabotier, comme celui de tisserand, est parfois une activité source d’un revenu complémentaire pour nos journaliers et autres bordiers. C’est le cas de mon ancêtre Jacques GENTY (sosa 636). Il est le fils unique d’un journalier de Xaintray, il a 3 sœurs dont l’aînée meurt peut de temps après sa naissance. La famille déménage bientôt à Béceleuf, sans doute au gré des emplois du père. En grandissant, Jacques se fait lui aussi journalier ; c’est la profession que l’on trouve sur son acte de mariage avec Françoise CAQUINEAU, une jeune servante originaire de Saint-Pompain. Six enfants naissent entre Béceleuf et Xaintray. Bientôt, Jacques devient sabotier. Comment-a-t-il appris son métier ? Peut-être auprès d’un membre de la famille ou d’un voisin, il est peu probable qu’il ait suivi un apprentissage.
En tout cas, il sait fabriquer les galoches de sa famille et des paysans voisins. Il doit être capable de faire de la belle ouvrage puisqu’il apprend le métier à son fils Pierre (sosa 318). Ce dernier exercera toute sa vie cette profession et il transmettra à son tour son savoir-faire à son fils. Comme sur notre tableau, Le jeune sabotier, le père maniant la doloire a du avoir ce regard bienveillant et indulgent sur son fils utilisant le banc pour creuser et la tarière.
Outre apprendre un nouveau métier, Jacques GENTY a aussi appris à lire et à écrire au cours de sa vie d’adulte car vers le milieu de sa vie, je trouve sa signature au bas de certains actes, il meurt quelques années après sa femme, en 1746, il a 65 ans.
Quant à son fils Pierre, il s’éteint en pleine Révolution en 1796 à l’âge de 79 ans. C’est son fils, un autre Pierre GENTY, lui aussi sabotier, qui vient déclarer le décès de son père.

La saboterie était vraiment une histoire de famille pour les GENTY !
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Magnifique tableau qui illustre parfaitement la transmission d’un métier.
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De nombreuses photos anciennes illustrant le métier de sabotier, en Bretagne à la fin du 19ème siècle, montrent leurs habitations précaires : des huttes en bois situées en forêt… Les sabotiers et leur famille devaient se déplacer pour trouver leur matière première. De ce fait ils étaient « mal vus » et assimilés à des « bohémiens » comme on disait à l’époque.
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J’ai plusieurs sabotiers dans mon arbre, dont Jacques Guitton mon sosa 64. Il est le fils de Jacques et de Marie Jeanne Vergnault, né et baptisé à Chiché le mardi 24 avril 1764.
Il se marie aussi à Chiché le mardi 21 octobre 1788 avec Jeanne Rose Gabilly. Ce jour là il signe le registre. car Jacques sait tenir la plume et je le retrouve d’ailleurs dans les registres à l’inhumation de son père le 22 juin 1780 à Chiché, à l’inhumation de son grand-père François Guitton à Clessé le 07 avril 1783 et à d’autres évènements comme le 11 octobre 1785 à Chiché lors du mariage de sa cousine Marie Grellier sa cousine germaine.
A ma connaissance quatre naissances interviennent de 1789 à 1794 René qui sera soldat de Napoléon et succombera à ses blessures en Autriche le 05 août 1809. Lors de son baptême , le père est absent, je peux raisonnablement penser qu’il est absent pour son travail, peut être est-il parti dans les bois afin d’exploiter une coupe ? Puis viennent au monde Marie Jeanne en 1791, Louis en 1793 et Jean François en 1794 mon sosa 32. Il est un fils posthume car son père est décédé à Terves en mars 1794 » décédé pendant la guerre de Vendée pourquoi il ne fut point rédigé d’acte de décès » .
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