
Ancêtres ouvriers (mineurs) dans l’arbre de Sylvie : Jean (1833-1916) et Auguste (1864- 1944) MORISSET
OUVRIER : se dit en général de tout artisan qui travaille de quelque métier que ce soit. On appelle ouvriers en drap d’or, d’argent & soie, & autres étoffes mélangées, ou ouvriers de la grande navette, les fabricants & manufacturiers qui fabriquent & font sur le métier avec la navette toutes sortes d’étoffes.
Encyclopédie de Diderot
Avec Raymond, notre généalogie est globalement rurale. Si je m’aventure un peu en ville c’est soit sur mes branches de « notables » soit avec des ancêtres exerçant des métiers tels que marchands ou artisans (drapiers, serruriers, meuniers… ) Aucun ouvrier ! C’est en me tournant vers l’histoire minière de ma commune natale que je trouve enfin des ouvriers… mineurs. On peut remarquer que l’encyclopédie Diderot, quand elle évoque les ouvriers, s’attache aux employés des filatures.
Jean MORISSET est mon sosa 16, il naît à Saint-Laurs en 1833. Fils de paysans « propriétaires », un terme auquel tiennent ceux qui ont réussi à acheter quelques champs, il deviendra mineur.
Nous avons évoqué le passé minier de Saint-Laurs dans notre Challenge AZ de 2022. Ici, au 19e siècle, des mines de charbons se sont ouvertes, la commune étant en limite d’un bassin houiller qui se prolonge en Vendée autour de Faymoreau.
Au début de son activité, la compagnie des houillères recrute localement pour les postes qui ne nécessitent pas de compétences particulières. Les ouvriers mineurs sont alors souvent des habitants de Saint-Laurs ou des villages voisins. Jean MORISSET va, comme beaucoup de ses voisins, devenir un paysan-mineur. On peut employer ce terme car nombreux sont ceux qui exercent les 2 activités : ils exploitent toujours leur terre mais descendent aussi au fond de la mine, obtenant ainsi un complément de revenus.
À 20 ans, en 1854, Jean travaille déjà à la mine, c’est cette profession qui est mentionnée sur la liste cantonale lors du tirage au sort pour la conscription. À son retour, en 1859, il épouse une jeune couturière, fille de bordiers, Augustine VINCENT. Au fil des actes, Jean est mineur, cultivateur ou journalier. Jusqu’à ses 40 ans il exercera ce métier, avant de redevenir un simple paysan. Le couple aura 3 enfants ; de leurs 2 garçons, un seul, mon arrière-grand-père, descendra un temps à la mine. Il sera l’un des membres fondateurs du syndicat des mineurs créé en 1896 après la grande grève de 40 jours. Il était sans doute vêtu comme ceux représentés dans le tableau de Constantin MEUNIER.


Paysan-mineur, ça reste quand même une drôle d’association ! 😅
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Oui c’est étonnant mais bien réel 😉
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Je trouve que paysan-mineur représente, dans les 2 versants, le travail de la terre : au dessus ou en dessous. Dans le bassin minier de Faymoreau- Saint Laurs, ça fait sens
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Tout à fait d’accord avec toi Claire !
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Hommage aux mineurs de Faymoreau-Saint Laurs et à François, Jean-Baptiste et Jules MITTARD, « nos » Maîtres-Mineurs qui ont parcouru la Vendée, la France et le Monde 😉 Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à vous rendre sur : https://charlienogrel2024.wordpress.com/ pour découvrir leurs vies aventureuses !
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Je lis toujours avec plaisir la suite des aventures des enfants Mittard. Bravo pour cette saga passionnante ! Et je continue ma recherche pour essayer des raccorder cette famille aux Mitard toujours présents à St-Laurs, même si en ce moment je n’avance pas beaucoup dans ma généalogie.
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Lorsqu’une petite usine s’établit à la campagne, les paysans et leur famille font double journée aux champs et à l’usine, mais leur niveau de vie est mieux assuré.
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Ce O me parle énormément. Je suis issue moi aussi d’une lignée d’ouvriers mineurs qui ont plus ou moins gardé un lien avec la terre. Mon arrière-grand-père a fini sa vie cultivateur après être descendu à 13 ans au fond. J’ai une admiration XXL pour les mineurs.
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