
Certains de mes aïeux directs portent un nom de famille emprunté à un arbre. C’est le cas de mes Châtaigner qui évoquent immanquablement l’arbre homonyme mais aussi de mes Chaigneau dont le patronyme vient du chêne. C’est l’occasion pour moi de faire un rapide focus sur ces familles d’ancêtres.
CHÂTAIGNIER (castanea)
Usage : exploité pour ses fruits (l'arbre à pain) et son bois (chauffage, bâtiment, menuiserie...)
Généalogie : L'aire d'origine du châtaignier se situe sur les reliefs arrosés du nord Méditerranée.Son aire de distribution a été fortement étendue par l'Homme.
CHÊNE (quercus)
Usage : exploité essentiellement pour son bois (menuiserie, tonnellerie, charpente, construction navale...) mais aussi ses glands (farine pour les porcs)
Généalogie : Le plus ancien fossile non équivoque de chêne (du pollen retrouvé près de Salzbourg) remonte à 56 millions d'années.
Mes 4 « Châtaigner » :
Ils sont installés sur 4 générations à Saint-Maurice-des-Noues en Vendée. Mathurin Châtaigner est marié avec Marie Majou, sans doute avant 1660 et il est mort après 1700. Son fils Jean Châtaigner (1660-1740) a eu une longue vie. Son 1er mariage a été plutôt malheureux puisque son épouse Françoise Taillefait et leurs 2 enfants étaient décédés 3 ans après l’union. Il s’est remarié avec Renée Pinsembert qui lui a donné plusieurs enfants dont Jean Châtaigner (1712-1793). Il a une vie très comparable à celle de son père, longue également, avec le même métier de maréchal et il a le même drame, le décès rapide de sa première épouse. Remarié avec avec Rose Brossard, il a 11 enfants dont la petite dernière Jeanne-Françoise Châtaigner (1757-vers 1795). Elle épouse en 1780 le journalier Pierre Paillat, père de ses 6 enfants. Décède-t-elle des suites des guerres de Vendée ?
Mes 6 « Chaigneau » : Ils correspondent en fait à 2 lignées distinctes :
La première est aussi vendéenne et a vécu autour de Loge-Fougereuse. Le plus ancien connu est André Chaigneau né vers 1612 ; il est l’époux de Marguerite Grimaud. Père de 6 enfants, il décède à 75 ans en 1687. Son fils Jacques Chaigneau né en 1657 à Saint-Hilaire-de-Voust est l’époux d’une nommée Verdon qui lui donne une fille Perrine, puis de Gabrielle Roulet en 1682 qui lui donne 6 enfants. Il décède à une date inconnue après son épouse en 1722. Je descends de la fille de son 1er mariage, Perrine Chaigneau, épouse du bottier Mathurin Benetreau avant 1704 et mère de 6 enfants avant son décès à Loge-Fougereuse en 1714.
Mes autres Chaigneau sont originaires de Boësse en Deux-Sèvres. Nicolas Chaigneau, meunier et époux de Nicole Martineau a vécu au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a eu 5 enfants dont Louis Chaigneau, lui aussi meunier, né vers 1692, époux de Marie Fournier avant 1726, père de 5 enfants et décédé en 1738. Le patronyme disparait de mon arbre avec sa fille Renée Chaigneau, née vers 1720, épouse en 1744 de Jacques Goron, sans doute en lien avec cette famille de meunier puisqu’il est boulanger. Elle décède après 1787 après avoir donné la vie à 9 enfants.
Grâce à mes Chaigneau et à mes Châtaigner, je peux réaliser des arbres généalogiques encore plus vrais !


Je ne sais pas pourquoi j’y pense au moment de la lettre C, mais votre Challenge de cette année serait parfaitement adapté à ma généalogie portugaise : les noms de famille y sont souvent très champêtres (arbres, animaux…). Dans ma généalogie française c’est à l’évidence beaucoup moins le cas, je ai pas de Châtaigner à mon actif…
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